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Brulure au premier degré
Le mode de pansement le plus simple et le plus avantageux consiste dans l'emploi des compresses imbibées d'eau fraîche et renouvelées très-fréquemment, afin que la peau
ne s'échauffe pas. Si la brûlure siège à un membre qu'on puisse plonger dans l'eau, on le fait avec avantage. On se gardera bien de présenter la partie brûlée devant le feu, comme le conseillent quelques personnes ; ce moyen est douloureux et ne guérit pas aussi vite que l'eau fraîche. On peut ajouter à l'eau fraîche quelques gouttes d'extrait de Saturne, de l'encre, de l'alun, des substances astringentes ; on peut également employer des gelées ou confitures de groseilles, etc. On applique aussi de la pomme de terre râpée, de l'huile à manger ou à brûler, de l'huile de noix, du cérat. Ces applications ne sont en rien préférables à l'eau fraîche. On peut encore se servir de blancs d'œufs battus avec un peu d'eau ; on en imbibe des iampons d'étoupe ou d'ouate ou de charpie, et on les applique sur la brûlure. C'est un excellent moyen, peu coûteux, facile à mettre en usage et calmant fort bien les cuissons. On emploie aussi avec beaucoup d'avantage la poudre d'amidon, que l'on applique sur les parties brûlées. Ce mode de pansement empêche le contact de l'air et calme les douleurs. C'est un bon procédé, qu'on peut employer dans tous les cas.
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