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Brulure au troisième degré
Cette brulure n'existe presque jamais seule, elle est toujours compliquée de brulure au premier ou au second degré ; le pansement consistera en eau fraîche ou en pondre d'amidon pendant deux jours environ. Quand les douleurs sont calmées, il se produit un travail inflammatoire à la partie brulée, inflammation qui a pour but d'éliminer la pai tie mortifiée. S'il existe encore quelque douleur, on appliquera de larges cataplasmes émollients ; sinon, on se contentei a de panser avec le linge et le cérat jusqu'à la chute des eschares. Il est indispensable d'appeler un médecin pour surveiller la marche delà brulure, et empêcher la formation de cicatrices vicieuses.
Très souvent, à la suite des brulures, il résulte des cicatrices vicieuses. Il faut chercher à les prévenir. Pour en empêcher la formation on maintient le malade au lit, si la brulure est considérable, on panse avec le linge troué et cératé, et on applique par-dessus une vessie remplie de glace. Ce pansement doit èlre continué jusqu'à cicatrisation.
Si la brulure siégeait à une partie qui forme appendice au corps, comme les oreilles, les doigts, il est important de prévenir l'adhérence de ces parties entre elles, comme pour les doigts, ou à la peau, comme pour le pavillon de l'oreille. Il faut panser avec un linge enduit de céral placé entre chaque doigt, ou bien entre l'oreille et la peau.
Si la brulure siège aux doigts de la main, outre le pansement ci-dessus, on appliquera la main contre une palette de bois, de façon que les doigts ne soient pas courbés, ce qui déterminerait une grave infirmité qu'on ne pourrait guérir que par une opération.
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