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Clou, furoncle OU anthrax bénin
Le clou diffère de l'abcès en ce. qu'il est généralement plus petit; son volume ne dépasse guère celui du petit doigt ; il est souvent accompagné de traînées rouges qui s'étendent au voisinage ; puis au bout de huit à dix jours, le sommet devient blanc ; il se l'ait une petite ouverture par laquelle sort un peu de pus sanguinolent. Si l'on presse, on fait sortir une petite masse de matière blanchâtre, tachée de sang; c'est le bourbillon. La guérison arrive après la chute du bourbillon.
Il arrive souvent plusieurs clous à la suite, et leur siège le plus habituel est le cou, le dos, les cuisses, etc.
Le clou est assez douloureux.
TRAITEMENT. Il nécessite plutôt les émollients, les cataplasmes calmants, comme pour les abcès. Quandle clou paraît peu douloureux, on peut hâter sa maturité avec de l'onguent de la Mère qu'on applique le matin, et qu'on remplace lé soir
par des cataplasmes. On peut mettre le cataplasme par-dessus l'onguent.
Quand le clou est plus volumineux, il exige des cataplasmes calmants (137) et l'incision est nécessaire.
Il est boa de se purger une ou deux fois à huit jours d'intervalle et de boire pendant une quinzaine de jours un verre de tisane amère matin et soir (houblon, fumeterre, bardane, chi-* corée sauvage, etc.). L'eau de goudron, qni se fait en mettant 30 grammes de goudron dans une bouteille et en versant de l'eau fraîche par-dessus, constitue la meilleure tisane pour combattre le retour des clous. Quelques grands bains compléteront le traitement.
S'il existe de la fièvre, le malade fera diète, prendra des tisanes rafraîchissantes, quelques lavements et gardera le lit.
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