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Angines
L'angine est l'inflammation de l'arrièregorge, des amygdales, de la luette, elc.
L'angine s'appelait autrefois esquinancie.
SYMPTÔMES. L'angine est caractérisée par une rougeur du fond de la gorge avec gêne de la parole, gêne pour avaler, nasonnement de la voix.
On constate le siège et la nature de la maladie en faisant placer le malade visàvis de la lumière, en lui faisant ouvrir largement la bouche et tirer la langue ; alors on abaisse fortement la langue au moyen du manche d'une cuiller ou d'une fourchette, afin d'examiner le fond de la gorge.
S'il est rouge, tendu, luisant, gonflé, c'est uue angine simple.
Si les amygdales sont enflammées, on observe une grosseur variable sur l'un on l'autre des côtés de la gorge, et quelquefois sur les deux à la fois ; c'est l'angine lonsillaire ou amygdalites,
Souvent ces parties sont recouvertes d'une sécrétion visqueuse, blanchâtre, que le malade rejette en crachant et quelquefois avec beaucoup de peine. La luette est dans quelques
cas rouge, allongée, vient chatouiller le fond de la gorge donne lieu à de fréquents besoins de déglutition. Les malades ne peuvent pas manger et ont souvent la fièvre.
TRAITEMENT. Bains de pieds sinapisés, matin et soir; cataplasmes de farine de graine de lin autour du cou, deux lavements purgatifs (125), gargarismes émollients (180) : tisanes émollientes miellées, de fleurs de mauve, de guimauve, d'orge, de ronces ; toucher trèssouvent le fond de la gorge avec un pinceau de charpie trempé dans l'huile ou dans le miel rosat. Lait et bouillon pour alimenter le malade.
Ce traitement suffît dans les cas simples.
D'autrefois, l'amygdale devient le siège de douleurs plus vives, d'élancements ; elle est plus tendue ; il s'y développe un abcès que le mécecin doit ouvrir ou bien qui s'ouvre naturellement.
Vers le déclin de la maladie, on emploiera les gargarismes d'eau d'orge miellée additionnée d'une petite cuillerée d'alun pour resserrer les parties, eu chasser le sang. Le miel rosat facilite l'expectoration et favorise la sortie des mucosités : on l'emploie en gargarismes dans l'eau d'orge au commencement et à la fin des angines, à la dose d'une cuillerée à bouche pour un verre d'eau d'orge ou de ronce. Au déclin, les tisanes rafraîchissantes sont plus agréables aux malades.
Il est trèsbon de leur faire tenir dans la bouche un morceau de gomme arabique ou de suc de réglisse, qui fond lentement, humecte et adoucit les parties rouges et enflammées.
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